Fonctionnement de l'UVEOM

portique radioactivite

SALLE DE COMMANDE 

La salle de commande permet la conduite et le chargement des fours ainsi que la commande et la surveillance du fonctionnement des installations.
Vue sur la fosse de réception des ordures ménagères d’une capacité de 2 000 m3 (profondeur 8m) ce qui garantit une quantité de déchets suffisante pour au moins 3 jours de fonctionnement.
Le hall de déchargement couvert assure le confinement et évite l'envol de déchets vers l'extérieur. Il est maintenu en dépression par les ventilateurs des fours ce qui évite le dégagement d'odeurs.
Avant d’être dirigées vers les fours, les ordures sont mélangées afin d'obtenir une alimentation de matières homogène. Le grappin, d'un volume de 2 000 litres, permet de charger, environ, 1 tonne de déchets à chaque prise.
Un ensemble de supervision, serveurs et ordinateurs en redondance, garantit la sûreté du fonctionnement. Ces équipements informatiques communiquent avec les automates qui commandent les différentes fonctions aux appareils de l'usine. Ils assurent l'enregistrement et l'archivage des données de fonctionnement et des résultats des analyses en continu des fumées. Ces résultats d'analyses sont communiqués à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Equipement en temps réel pour contrôle.
  

STATION D’EPURATION

Traitement des rejets domestiques et réinjection dans le processus d’incinération en circuit fermé. Les rejets en Sioule ont été supprimés.
  

ARRIVEE DES BENNES DE COLLECTE 

La radioactivité du chargement des camions est contrôlée à l'entrée du pont bascule. Deux détecteurs sont placés de part et d'autre de l'entrée de manière à contrôler l'intégralité du chargement. Le dépassement du seuil de détection impose l'application de procédures de sécurité adaptées. L'isolement du camion dans l'attente de confirmation et de recherche du radioélément incriminé (DRIRE) fait partie de ces dispositions particulières.
Tous les camions sont pesés à l'arrivée. La pesée est soit enregistrée automatiquement par lecture de badge à la borne de pesage, soit par l'opérateur de la salle de commandes. Une fois la pesée effectuée, les camions se dirigent vers le hall de déchargement afin de vider leur chargement.
  

BASSIN DE RETENTION 

Capacité de 240 m3 en cas d’incendie ou de pollution sur le site = stockage des eaux utilisées avant leur dépollution
  

TRAITEMENT DES DECHETS D’ACTIVITE DE SOINS A RISQUES INFECTIEUX 

Incinération de 5 127 tonnes de DASRI en 2009, soit 10% du tonnage d’OM incinérées. En moyenne, 1 400 bacs par semaine.
Les bacs en provenance des établissements hospitaliers de la région Auvergne (sauf Cantal) sont réceptionnés à leur arrivée à l'usine dans un espace dédié. Les bacs étanches en aluminium sont pesés, la radioactivité est contrôlée au moment de la pesée. Leur provenance et l'heure d'arrivée sont enregistrées pour assurer le suivi du traitement. Un système de lecture par code barres facilite l'enregistrement des éléments de l'identification.
 
L'expédition des déchets vers les fours est assurée par un convoyeur automatisé. L'identification du conteneur à expédier est réalisée par une lecture du code barres.
Les données de suivi du traitement, l'heure, ainsi que les conditions de l'incinération sont enregistrées automatiquement.
Les bacs sont acheminés vers les fours à l'aide du convoyeur Sherpa. Ils sont vidés par rotation au-dessus des cols de chargement des fours.
La moyenne incinérée correspond à environ 10 % du tonnage total incinéré, c'est à dire 900 kg/h maximum.
 
Une fois vidé, le bac redescend et on le dirige vers la machine à laver. La machine à laver permet :
 
- le nettoyage des bacs par pulvérisation d'eau chaude (80°C) à haute pression ;
- la désinfection par injection d'un produit désinfectant en fin de lavage.
 
La construction en aluminium des bacs autorise un lavage à température élevée.
Les bacs propres et désinfectés sont alors entreposés dans un bâtiment dédié. Le bâtiment de 500 m2 permet le stockage d'environ 400 bacs. Ils sont renvoyés par les Collecteurs dans les établissements hospitaliers.
  

PROCESSUS D’INCINERATION 

Capacité d’incinération de 74 000 tonnes par an autorisé par arrêté préfectoral. 170 tonnes d’ordures ménagères sont incinérées quotidiennement, en moyenne.
Température de combustion entre 900 et 1 000°C.
 
Les ordures sont acheminées vers les trémies des fours avec le grappin. La fréquence de vidage dépend de la vitesse de traitement des déchets des deux fours dont la capacité est respectivement de 4 et 5 tonnes par heure. L'opérateur remplit les trémies jusqu'au niveau supérieur pour garantir l'étanchéité du col de chargement.
Les 2 lignes de fours fonctionnent en auto-combustion. Les brûleurs à gaz ne sont nécessaires qu’au rallumage des fours suite à leur arrêt lors de l’entretien annuel.
Au sein des fours, les déchets avancent grâce à 3 niveaux de grilles mobiles.
Combustion durant 3h + 2h de refroidissement
  

CHAUDIERES - VAPEUR  

Chaque ligne d'incinération est équipée d'une chaudière à vapeur saturée à 18 bars.
Les fumées produites par l'incinération des déchets cèdent leur énergie à l'eau dans ces chaudières.
La majorité de la vapeur produite est vendue à l'usine d'équarrissage voisine (SARIA), soit environ 80 000 MWh/an pour une recette de 700 000 € environ.
L'autre partie de la vapeur est consommée par l'usine, notamment, pour le réchauffage de l'air de combustion.
Un réseau aérien assure le transport de la vapeur jusqu'aux installations de l'équarrisseur.
 

AEROCONDENSEURS 

L'installation est conçue pour évacuer la vapeur non utilisée par l'équarrissage. La capacité de cette installation permet d'évacuer en toute circonstance l'intégralité de la chaleur produite par la combustion des déchets. La vapeur excédentaire est dirigée sur une batterie de condensation. L'eau récupérée est réintroduite dans les chaudières.
 

RECUPERATION DES MACHEFERS ET DES FERRAILLES 

Les scories ou mâchefers sont les résidus solides de l'incinération des déchets. Ils sont séparés des ferrailles au passage d'un électro-aimant puis dirigées vers la plate-forme à mâchefers où ils sont stockés dans l'attente d'un traitement complémentaire.

https://youtu.be/F0fRyMmGpd4 

TRAITEMENT DES REJETS GAZEUX 

Le traitement des fumées regroupe l'ensemble des équipements qui participent à l'épuration des fumées.
Dans le sens des fumées au sortir de la chaudière on trouve :
 
- un électrofiltre prédépoussiéreur,
- un réacteur pour injection et mélange de la chaux et du charbon actif,
- un filtre à manches pour dépoussiérer, neutraliser les acides et récupérer le charbon actif chargé de dioxines,
- un catalyseur pour réduire les oxydes d'azote avec l'ammoniaque,
- un laveur basique pour achever l'épuration des fumées, HCl, SO2 et poussières éventuellement,
- des ventilateurs de tirage permettent la circulation des fumées à travers les équipements jusqu'à la cheminée.
 
Les performances du traitement des fumées garantissent des valeurs de rejet nettement inférieures aux limites réglementaires.
D'autre part, la purge des laveurs étant réinjectée dans les réacteurs, l'usine ne rejette pas d'eau dans le milieu naturel. 
          Electrofiltres :
Chaque ligne possède un électrofiltre situé à la sortie de la chaudière. Cet électrofiltre capte les poussières avant que les fumées n’atteignent le réacteur et le filtre à manches.
Les poussières, en traversant l'électrofiltre, sont ionisées et attirées par les plaques réceptrices. Un frappage mécanique des plaques précipite les poussières dans les trémies inférieures d'où elles sont convoyées vers le silo de stockage ou en big-bags.
Ce prétraitement participe à la qualité des rejets de l'usine.
          Réacteurs :
Chaque ligne est équipée d'un réacteur placé à la sortie de l'électrofiltre.
 
Il permet :
- la neutralisation d’une partie des gaz acides par le lait de chaux,
- la neutralisation et absorption du mercure et des dioxines-furannes par le charbon actif. 
          Filtres à manches :
Chaque ligne est équipée d'un filtre à manches.
 
Il permet :
- la neutralisation des gaz acides,
- l'absorption des métaux lourds gazeux,
- la filtration des particules,
- l'absorption des dioxines. 
          Silo de stockage des REFIOM :
Seuls les résidus de fumées d’incinération des ordures ménagères (REFIOM) ne sont pas valorisés, soit 2 066 tonnes en 2009, qui ont été envoyées en CET de classe I à Laval.
          Réacteurs catalyseurs :
Cette installation permet la neutralisation des oxydes d'azote, produits lors de la combustion des déchets à haute température, avec de l'ammoniaque. Cette réaction se déroule dans le réacteur/catalyseur.
La réaction de neutralisation se produit à une température de 260°C ce qui justifie la présence de brûleurs. Un échangeur fumées/fumées permet une économie de gaz. 
          Laveurs :
Un traitement des fumées complémentaire est réalisé dans les laveurs. Le procédé humide consiste à laver les gaz à traiter avec une solution dont le pH est régulé par une injection de soude. Cette solution de soude neutralise les derniers polluants acides. 
          Analyseurs :
Les analyseurs permettent de mesurer la concentration des polluants des fumées rejetées par l'usine d'incinération. La qualité des fumées est contrôlée en continu.
Chaque ligne est équipée de deux analyseurs de poussières et d’un analyseur de gaz.
Un troisième analyseur de gaz raccordé sur les deux lignes bascule automatiquement sur la ligne dont l'analyseur est en dérangement. Cette redondance des analyseurs garantit la sûreté et la permanence de la mesure.
Les résultats sont enregistrés dans un système informatisé dédié et transmis à l'Inspection des installations classées, la DRIRE, garante du respect de la réglementation.
  

PIEZOMETRES 

14 piézomètres sur l’ensemble du site pour le contrôle qualité de la nappe phréatique (2 fois/an)
  

BIOSURVEILLANCE 

Depuis 2002, biosurveillance, effectuée par un laboratoire indépendant, au niveau des retombées atmosphériques, à partir du lait de vache destiné à la consommation humaine, à partir des lichens, de la faune et de la flore sur un secteur de 5km.
 

CITERNE A GAZ 

Les brûleurs des fours et de la SCR (du traitement des fumées) sont alimentés par du gaz. Le gaz (GPL) est stocké dans une citerne de grande capacité.
 

PLATEFORME MACHEFERS 

Les mâchefers, 13 100 tonnes par an, sont stockés sur la plate-forme de maturation. Ils sont traités dans une machine spécifique pour séparation des ferrailles résiduelles et des métaux non ferreux.
Les métaux récupérés, 1 286 tonnes par an, sont ensuite dirigés vers des filières de recyclage matière.
Les mâchefers, de fine granulométrie, sont utilisés en remblai de voirie.